
Les Loricariidés, par Yann
Fulliquet.
Les Loricariidae font partie des poissons que nous appelons communément
les Poissons-Chat. Avec plus de 600 espèces décrites et
réparties dans plus de 70 genres, cette famille est parmi les
plus grandes chez les poissons.
Leur répartition va du Costa Rica, Panama pour la frontière
Nord et dans la région du bassin du Rio de la Plata en Argentine
pour la frontière sud.
Ils se distinguent des autres poissons par une bouche en position infère
ainsi que par plusieurs rangées de plaques osseuses. Ils ne possèdent
pas d’écailles et sont donc plus sensibles à toute
pollution de l’eau ou traitement médicamenteux. Ils possèdent
aussi un œil assez typique, rond avec comme une demi-lune en son
milieu, cette demi-lune agit comme diaphragme et ainsi régule
la quantité de lumière pénétrant dans l’œil.
Ils vivent dans une grande variété d’habitats,
des courants rapides aux eaux froides et assez durs de la Cordillère
des Andes jusqu’aux eaux plus lentes et douces du bassin Amazonien,
aux cascades du Rio Xingu jusqu’aux eaux quasi stagnantes du Pantanal.
Il est donc important de bien se renseigner sur l’origine de son
poisson afin de pouvoir lui donner un gîte similaire à
ce qu’il trouvait dans la nature.
Au niveau alimentaire, ce ne sont pas de nettoyeur qui vont débarrasser
vos aquarium de tout leurs déchets, ils ont besoin d’une
alimentation spécifique.
Si la majorité sont omnivores, certains sont exclusivement carnivores,
d’autres exclusivement végétariens. Les Panaques
arrivent même à se nourrir exclusivement de bois…
d’où l’importance de bien se renseigner sur son poisson
avant de l’acheter afin de pouvoir le nourrir correctement par
la suite.
Le dimorphisme sexuel primaire n’est pas évident pour
l’œil non entraîné, et ce n’est que lorsque
les poissons pondent que l’ont peut voir une différence
notable entre les deux papilles génitales. Celle du mâle
est de forme conique est assez petite. Celle de la femelle est plutôt
tubulaire de diamètre assez important et plus longue. Le dimorphisme
sexuel secondaire existe pour la plupart des espèces. On notera
en général que les mâles possèdent des odontodes
(petites soies) plus fournis et plus nombreux, ou disposés dans
des régions où la femelle n’en possède point.
La tête est souvent plus longue et large chez le mâle. Les
rayons durs des nageoires sont aussi souvent plus épais. Finalement
la femelle a souvent la région ventrale plus rebondie.
Les modes de reproductions sont assez diversifiés. La majorité
sont des pondeurs dans des grottes avec soins parentaux donnés
par le mâle. Chez les Otocinlus et apparentés, la ponte
se déroule de manière similaire aux Corydoras avec dispersion
et abandon des œufs. Chez certains Loricarinii, tels que les Loricaria,
le mâle garde la grappe d’œufs sous son corps coincée
avec sa lèvre inférieure disproportionnée.
Les œufs éclosent généralement entre 4 et
8 jours suivant l’espèce et la température. Le sac
vitellin est consommé entre 4 et 15 jours toujours suivant l’espèce
et la température. Dès que la poche vitelline est consommée,
on peut les nourrir avec des micro vers, ou des préparations
du commerce adaptées.
On veillera à maintenir une bonne hygiène sur le fond
afin d’éviter tout risque de perte dû à une
pollution organique.
En conclusion :
Bien souvent on trouve toujours les mêmes espèces dans
le commerce, et ce sont souvent celles-ci qui sont reproduites, depuis
quelques années maintenant un certain nombre de Loricariidae
très colorés ont fait leur apparition dans le commerce.
Dans un premier temps cher à très cher, les prix ont depuis
quelques temps bien baissés permettant aux amateurs d’acheter
plusieurs individus et ainsi de tenter de les reproduire. La liste des
espèces reproduites s’allonge de jour en jour et on les
voit même apparaître plus régulièrement dans
les bourses grâce à des éleveurs passionnés.