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Groupe de Maintenance de Poissons
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![]() Paretroplus tsimoly, photo © Philippe Burnel |
Quel est l’aquariophile qui n’a jamais fait
l’étrange constat que la biodiversité est bien plus
grande dans les pages du Mergus que dans les bacs des commerces romands
dédiés à notre passion ? En effet, si l’on
retrouve systématiquement dans les batteries de vente l’éternel
guppy sous toutes ses formes, des scalaires voiles, marbrés et
autres ramirezi jaunes, il est bien plus exceptionnel de rencontrer une
espèce sur laquelle on ne puisse pas immédiatement mettre
un nom. Pourtant, le règne piscicole est vaste, très vaste
! Quand on discute avec les responsables des magasins aquariophiles, l’explication
est toujours la même : il leur est difficile de vendre des poissons
qui n’appartiennent pas aux « classiques ». N’oublions
pas que s’il y a beaucoup d’aquariums en Suisse, il y a peu
d’aquariophiles… La majorité des gens qui possèdent
un aquarium (souvent pour peu de temps) cherchent simplement à
amener un peu de couleurs à leur intérieur. Les critères
de sélection des pensionnaires de ces « tableaux vivants
» sont donc bien plus dictés par le tape-à-l’oeil
que par la finesse des patrons de coloration, l’étrangeté
des comportements ou encore, l’intérêt de l’acheteur
pour un biotope précis. Or, ce sont les non-aquariophiles qui font
vivre le commerce aquariophile !
Pourtant, dans les bacs de certains d’entre-nous nagent des espèces
peu communes, acquises sur un coup de chance, ramenées d’une
bourse à l’étranger ou, parfois, prélevées
directement dans leur pays d’origine par l’aquariophile. Mais
les quelques individus de ces espèces insolites ne font pas toujours
souche en aquarium. En effet, quand bien même l’aquariophile
parvient à les reproduire, il lui est difficile de maintenir les
lignées sur le long terme : par manque de temps, de place, ou suite
à des déboires dont personne n’est à l’abri,
il arrive que tous les individus de l’espèce disparaissent.
C’est fort de ce constat que Patrick de Rham et Pierre-Alain Leresche
ont proposé à l’ARCAT (Association Romande des Clubs
Aquariophiles et Terrariophiles) de mettre sur pied un Groupe dont le
but serait de faciliter la circulation entre aquariophiles de poissons
de forme sauvage. En effet, plus une espèce est largement diffusée,
moins les risques de la perdre sont grands. Pour que le principe soit
efficace, encore faut-il qu’une liste des personnes maintenant l’espèce
en question soit établie et tenue à jour par ce Groupe :
il est ainsi possible de diriger un aquariophile intéressé
par cette espèce vers ceux qui sont à même de lui
en procurer des individus ou, pour un aquariophile ayant perdu sa souche,
d’en reconstituer une nouvelle. Bien entendu, il est absolument
indispensable que les aquariophiles se procurant des espèces par
le biais du Groupe ne les dénaturent pas (croisement, sélection,
etc.) ! Cela reviendrait à perdre la souche… Modifier le
phénotype d’une espèce, que ce soit volontairement
ou par négligence, est d’autant plus grave si cette espèce
est menacée dans son milieu naturel; si elle venait à disparaître
de ses eaux d’origine, les bacs d’aquariophiles responsables
et consciencieux constitueraient son dernier sanctuaire.
Ce Groupe demandé à l'ARCAT par Patrick de Rham et Pierre-Alain
Leresche existe désormais. Il se nomme Groupe de Maintenance de
Poissons de Forme Sauvage (GMPFS). Le détail de son fonctionnement
est exposé dans ses statuts. Si vous êtes un aquariophile
membre d’un club affilié à l’ARCAT et que vous
souhaitez sortir un peu des sentiers battus de votre passion tout en joignant
l’utile à l’agréable, n’hésitez
pas à consulter les statuts de la Commission et à manifester
votre intérêt. Vous trouverez certainement votre bonheur
sur la liste des espèces de poissons de forme sauvage que le Groupe
met à votre disposition. S’il nage dans votre aquarium une
espèce susceptible d’intéresser le Groupe, proposez
lui de la faire figurer sur sa liste : vous participerez ainsi à
sa diffusion, voire à sa pérennité.
Prendre part à l’élevage et à la diffusion d’espèces rares ou menacées par le biais du Groupe est très peu contraignant et extrêmement enthousiasmant !
![]() Pachypanchax playfairii, photo© Johnny Jensen |
Compositon du comité du GMPFS pour 2006-2007:
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responsable: |
Laurent Cordonier |
e-mail, tél. ++41 79 630 14 81 |
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responsable suppléant: |
Sébastien Métrailler |
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conseillers scientifiques: |
Patrick de Rham |
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Christian Bochud |

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